Les dures Lois de l'Empire

L'insatiable peste

Dialogue de personnage
« Tiens, tiens, tiens... Regardez qui voilà. »

La Miwaku observait la scène de loin. La pêche était particulièrement frétillante aujourd’hui, un duo de traîtresses à l’œuvre. Elle eut à peine de peine à reconnaître la blonde qui, jadis, faisait partie des forces de l’ordre de Konoha, usant de ses techniques pour faire souffrir l’ex-Kumojin. Comme il avait été aisé de s’en prendre à une enfant sans défense grâce à un Genjutsu… Mais maintenant que le monde avait changé, comment cette catin allait-elle bien pouvoir s’en sortir ?

Très vite, la Kitto avait rattrapé le duo, bientôt rejointe par Kohana. Cette dernière neutralisa sans tarder le lancer de shurikens de la fille aux cheveux émeraude, ripostant avec un kunai d’une précision redoutable, un avertissement clair pour la dissuader de toute nouvelle intervention. Le second lancer visait Shirona, afin d’empêcher cette vipère de s’en prendre davantage à celle qu’elle admirait plus que tout : Kyoko.

Dialogue de personnage
« Franchement… On dirait qu’elles sortent à peine de l’académie. »

La Miwaku se moquait éperdument lâchant un rire narquois. Elle ne chercha pas à comprendre davantage. Maîtresse incontestée de l’art du fil et du théâtre de marionnettes, la jeune femme fit un geste rapide et précis de la main. De véritables fils ninja, solides et presque indétectables, jaillirent entre ses doigts. Ils fendirent l’air avec une précision chirurgicale, s’enroulant et se tendant comme des câbles tranchants en direction de ses deux adversaires.

Il y a 5 mois


S’il y avait bien une chose que tu détestais à propos du chakra, c’était bien les utilisateurs de genjutsu. Capable de vous avoir simplement en croisant votre regard, jouant avec votre esprit pour vous faire revivre les pires instants de votre vie.
Dans ton cas, il y en avait pleins, une suite d’image se bousculait dans ta tête. Konoha, Suna, les Rihatsu, le Kakusei… Tant d’épreuves qui en auraient fait chuter plus d’un et pourtant tu étais là, tu tenais bon.
L’intervention de Kohana te fit reprendre tes esprits, mais ton visage restait miné parce que tu venais de voir. Tu observas un instant les deux femmes, celles aux cheveux émeraudes qui te rappelaient un amour passé, et celle qui reconnu en toi les traits de ta mère. D’une voix relativement faible, tu dis à ta sauveuse :

Dialogue de personnage
« Doucement Kohana. Je crois comprendre qu’elles sont Konohajins. »


Un détail qui changeait les choses, disons que c’était une chance pour elles. Tu ne te montrais pas aussi magnanime avec les autres, parce-qu’il y avait de grandes chances qu’ils ne soient que des criminels. Les ex-Konohajins en revanche… ils n’avaient été que victime de leur destin, malgré tes tentatives pour les prévenir, ils avaient tout perdu au lendemain du Kakusei et ce qu’ils vivaient aujourd’hui était injuste, bien que nécessaire.

Dialogue de personnage
« Tu connaissais ma mère, tandis que toi tu es… Sora ? C’est ça ? »


Demandas-tu. Tu n’étais pas certaine de te souvenir de son nom, mais elle était définitivement la jeune femme qu’Ishizu t’avait présentée autrefois. Il n’y avait que peu de doutes quant à leurs origines alors tu ajoutas :

Dialogue de personnage
« Cette situation peut encore bien finir vous savez. Je n’ai pas la volonté d’abattre d’anciennes camarades sans leur laisser l’opportunité de comprendre la situation dans laquelle elles se trouvent. »


Lentement, tu commençais à passer ta main derrière ton dos, sous ton haori, venant y chercher une à une tes deux lames avant de les prendre en main. Tu étais à court de patience et bien que tes mots proposaient la paix, tes gestes montraient que tu étais prête à en finir.

Dialogue de personnage
« En admettant que vous parveniez à nous fuir… Où irez-vous ? Continuerez-vous à voyager de village en village, mettant en péril la vie d’innocents ? Pourquoi vous obstiner à vivre dans un monde qui n’existe plus ? »


Dialogue de personnage
« L’Empereur et moi avons un accord concernant les Konohajins : ployez le genoux, obéissez, et retrouvez une vie normale dans le nouveau monde. Cette offre ne vous sera pas faite deux fois et je suis certaine que Kohana sera ravie de faire plus ample connaissance avec vous si vous refusez. »

Il y a 5 mois


Sora connaissait bien les rumeurs sur la sirène de Konoha, longtemps son idole. Ainsi, elle se doutait que cette dernière préparait quelque chose, sa langue étant certainement son arme la plus dangereuse. Alors que les shuriken continuaient leur route, elle préparait déjà un nouveau jutsu. Sa spécialité devenait sa plus grande faiblesse, surtout lorsque des fils vinrent lui couper l'herbe sous le pied et entraver ses mudras.

Dialogue de personnage
« ... »


Une nouvelle arrivante aux propos humiliants. Si le Kakusei n'avait jamais été, la situation serait bien différente. Après tout, les deux femmes avaient jusqu'à présent choisi la fuite et non la confrontation. Mais Sora était assez pragmatique pour ne pas donner suite à ces provocations puériles. Elle soupira avant de profiter du temps de répit accordé par la Kitto.

Dialogue de personnage
« Tu es donc bien celle que j'ai rencontrée avec Ishizu-sensei... »


La Chikara n’avait aucun doute sur ce point. Maintenant qu’elle était plus proche, la ressemblance était évidente. D’autant que sa sœur était également sa camarade auprès de Takehiko.

Calmement, son attention se détourna de la Miwaku pour revenir sur la lame fraîchement dégainée. La situation pouvait encore basculer, tout comme le combat semblait s’engager à mesure que le temps passait. Deux adversaires constituaient un problème sérieux pour le duo de kunoichi de la Feuille.

Chaque mot de la Kitto lui faisait grincer des dents. Elle n’avait plus rien, et chaque nouveau visage était désormais en danger de par l’Empire. Sa famille avait explosé et il n’y avait plus personne sur qui elle pouvait vraiment compter.

Dialogue de personnage
« Une vie normale... »


Une vie à genoux, mais sans la peur d’être retrouvée. Était-ce finalement si différent de l’ancien monde ? À quoi bon risquer sa vie dans ce combat ? Même si elle fuyait, elle finirait encore dans un autre village, la boule au ventre, à attendre que l’Empire ne finisse par les cueillir.

Son regard se posa sur Shirona, et l'évidence lui sauta au visage. Survivre, était le point commun des deux femmes. A quoi bon mourir ici? La fuite n'en valait sans doute pas la peine. Les deux ne pouvait lutter indéfiniment contre l'empire.

Dialogue de personnage
« Et qui nous garantit que tu dit la vérité? »

Il y a 4 mois

La sirène impériale

Shirona pensait sa dernière heure arrivée, mais les paroles de Kitto Kyoko changèrent totalement sa manière de voir les choses. Elle pouvait vivre dans l'empire ? Retrouver un train de vie normal ? Et sur le long terme, retrouver un certain luxe sans avoir à continuer à se cacher parmi les paysans ? Où est-ce qu'on signe ? Se demandait Shirona

Dialogue de personnage
« Oh on se connait déjà un petit peu avec Kohana. »


Shirona fit un sourire sadique à la jeune femme qu’elle avait connu lors de son séjour à Konoha. Les souvenir que la Miwaku avait de Shirona ne devait vraiment pas être bon, et cette idée faisait sourire la sirène qui avait toujours pris beaucoup de plaisir dans son ancien travail.

Dialogue de personnage
« Pourquoi tu m’as fait courir à travers les flammes et sali mes vêtements dans la boue ? Tu ne pouvais pas commencer par cette proposition tout de suite ? »


Shirona ploya le genoux, elle avait un large sourir sur les lèvres, elle avait besoin de retrouver son confort de vie, et elle se fichait bien de savoir avec qui elle allait le retrouver. Encore à genoux, elle dit alors.

Dialogue de personnage
« Je veux une baignoire dans mon appartement ! »


La jeune femme était la définition même de l’opportunisme, et elle venait de voir une opportunité de retrouver un certain standing dans sa vie.

Il y a 4 mois

L'insatiable peste

Les muscles de Kohana se détendirent à peine. À la demande de la Kitto, elle contenait ses gestes, pas ses pulsions. Debout, légèrement en retrait, elle observait la scène avec une précision presque clinique. Les mouvements, les respirations, les intonations : rien ne lui échappait. Pas même la manière dont Shirona, agenouillée, relevait la tête avec cet air satisfait, presque insolent comme si elle venait de conclure un bon marché plutôt que de ployer face à l’Empire.

Et puis, il y eut cette phrase. L'exigence. Jetée comme une boutade, mais dégoulinante de suffisance. Un silence s’abattit. Épais. Lourd. Le genre de silence qui devance les orages. Kohana cligna lentement des yeux. Ses doigts se contractèrent le long de ses bras croisés, tandis que son regard glissait de Shirona à Kyoko, comme pour vérifier qu’elle n’était pas la seule à avoir entendu. Elle l’avait entendue, oh oui. Et chaque nerf dans son corps, chaque fibre dans sa chair, murmurait d’une seule voix :

Dialogue de personnage
« Laisse-moi lui en coller une. Juste une. Pour le principe. »


Elle ne bougea pas. Elle n’avait pas besoin de parler pour exprimer ce qu’elle pensait. Son regard se fit plus appuyé, plus pesant, presque tranchant. Il glissa sur la joue offerte de Shirona. Sur cette mâchoire arrogante. Sur ce sourire qu’elle aurait volontiers brisé d’un revers de la main. Elle visualisa le geste. Le claquement net. La tête qui bascule. L’arrogance réduite en éclats, comme un masque trop fragile. Mais non...

Elle resta immobile. Si Kyoko n’était pas là, si les ordres n’avaient pas été si clairs… qui sait ce qu’elle leur aurait fait ? Elle inspira lentement, repoussant la tentation d’un souffle, puis desserra lentement les bras. Son regard, lui, restait dur. Glacial. Et désormais moqueur.

Dialogue de personnage
« Tsss... »

Le son s’échappa à peine d’entre ses lèvres. Un soupir bref, presque inaudible, mais chargé de mépris. Elle se pencha, à peine, juste assez pour que ses mots ne soient entendus que de la concernée.

Dialogue de personnage
« C’est à ce genre de commentaire que je me rappelle pourquoi on vous traque tous... »


Et plus froidement encore :

Dialogue de personnage
« Ne me donne pas une raison de regretter que ce ne soit pas moi qui t’aie trouvée en premier, Shirona. »


Elle se redressa. L’air impassible. L’attitude calme, presque détachée, mais chacun de ses muscles trahissait une violence contenue, prête à jaillir. Son regard se détourna vers Sora, en retrait. Celle-ci n’avait encore rien dit de définitif. Rien qui ne sonne comme une trahison de ses principes. Peut-être qu’elle, au moins, n’avait pas tout oublié.

Mais Shirona ? C’était une autre histoire. Un nom, un genjutsu, et maintenant une baignoire. Voilà ce qu’il restait d’elle. Kohana ne dit plus un mot. Elle resta droite, attentive, parfaitement alerte. Elle avait reçu des ordres, et elle les suivrait. Mais dans le silence de ses pensées, une promesse se forma. Une certitude. Si Shirona trahissait la moindre parole, si elle revenait un jour à ses travers... Elle ne parlerait plus. Elle frapperait. Et cette fois, il n’y aurait ni pitié. Ni baignoire.

Il y a 4 mois


Dialogue de personnage
« Montrons l’exemple Kohana, les vieilles rancunes n’ont pas leur place. Tâchons de rester civilisé. »


Tu aurais volontiers accepté, ne serait-ce que pour faire plaisir à ta partenaire. Mais elle allait devoir attendre une autre fois pour avoir l’occasion de se venger. L’Empire avait besoin de quelques ninjas, et celle-ci semblait en plus être une utilisatrice du genjutsu, ce qui s’avérait être plutôt utile dans certaines circonstances bien que tu détestais toi même cette école. Pour l’heure, vous alliez devoir faire avec cette femme, même si elle semblait bien peu agréable.

Dialogue de personnage
« Si ce n’est que quelques brûlures et un peu de boue, tu ne devrais pas avoir à te plaindre, ne crois-tu pas ? Tu voulais une garantie, Sora ? Là voilà : vous respirez encore. »


Hélas, les anciens ninjas avaient fortes tendance à fuir en ta présence. C’était justifié après tout, personne d’autre ne représentait mieux cette traque que toi. La kunoïchi qui chassait les siens était tristement connue aujourd’hui, une réputation quelque part méritée. Même si certains s’étaient vu offrir la même chance que les deux femmes, beaucoup avaient préféré combattre pour leur « libre-arbitre ».

Dialogue de personnage
« Rendez-vous utiles, servez avec loyauté et vous aurez tout le confort que vous voudrez. Trahissez-nous une seule fois et… vous mourrez, l’accord est aussi simple que cela. Dans ton cas Shirona, tu devines que ce ne sera pas immédiat et que Kohana aura la chance de s’occuper de toi personnellement. »


Une menace froide et directe. Il était déjà suffisamment bienveillant de ta part de laisser la femme blonde en vie, car vous pouviez deviner très vite son opportunisme vu la vitesse à laquelle elle se décida à ployer le genoux. Ce n’était pas un mal, et tu pourrais de toute façon t’occuper d’elle plus tard si le besoin s’en faisait sentir. Quant à la seconde Chikara… son cas était différent. Tu la jugeais pour l’heure aussi innocente que d’autres, mais ne connaissant point sa relation avec sa partenaire tu ne pouvais encore rien affirmer.

Dialogue de personnage
« Si tu veux une seconde garantie, je crois me souvenir que Gaikotsu Mai était également l’élève d’Ishizu n’est-ce pas ? Elle est en vie, et des nôtres. Elle a fait le choix d’avoir un avenir et je pense qu’elle ne le regrette pas. »

Il y a 4 mois


Il ne faut jamais rencontrer ses idoles. Plus on les porte haut en estime, plus dure est la réalité. Le pire, dans cette histoire, c’était qu’il n’y avait aucune surprise dans son regard face au comportement de la blonde Chikara. Son exemple idéal de kunoichi s’était fissuré peu à peu, révélant un visage bien moins reluisant. Et pourtant, cette décadence restait une déception. Plier le genou en échange d’un peu de confort… Elle, qui se voulait l’élite de Konoha. L’image qu’elle donnait était bien en dessous de celle que Sora avait conservée. Et peut-être que ce n’était pas plus mal : cet idéal avait toujours été intenable, finalement. Il fallait le dépasser. Autrement, autant mourir ici et maintenant.

Si la réaction de Shirona attira un instant l’attention de la Chikara aux cheveux émeraude, son regard revint bien vite sur la Kitto. Elle, au moins, ne cherchait pas à cacher la vérité : se soumettre n’était pas vraiment un choix, car l’autre option était la mort pure et simple. Ce qui ne manquerait sans doute pas de ravir Kohana. Cette camarade semblait avoir bien plus soif de sang que la Kitto. Jouer la provocation, ou tenter d’obtenir de vagues garanties, n’était qu’une perte de temps. D’autant plus que Kyoko, malgré la main tendue, paraissait bien plus froide qu’elle ne voulait le laisser croire.

La nouvelle vie serait simple : devenir des outils au service de l’Empire. Était-ce vraiment si terrible ? Peut-être pas… Une pensée vite balayée à l’évocation d’un nom. Mai était en vie au sein de l’Empire ? Cette amie, rongée par un mal inconnu que Sora n’avait jamais pu vraiment soulager… Elle avait survécu ?

Ses dents se refermèrent sur sa lèvre inférieure. Une hésitation fugace la trahit. Serait-ce un mensonge ? Le doute était permis. Mais, aussi surprenant que cela puisse paraître, elle espérait que non. Cette simple nouvelle signifiait beaucoup. Quelque part, un fragment de son monde avait survécu au Kakusei. Le goût de l’espoir lui revenait, amer… et avec lui, la certitude que la déception, si Mai n’était qu’un mirage, serait d’autant plus cruelle.

Dialogue de personnage
« ...Très bien »


D'un mouvement simple, sa sacoche d'arme tomba au sol et elle la poussa vers les ninja de l'empire. Un signe des plus équivoque quand à sa réédition. Cependant, une nouvelle pensée via et elle ne put la retenir. Après tout, cela faisait aussi partie de leurs futur tache au sein de l'empire.

Dialogue de personnage
« Et les villageois ? Sont-ils condamnés ? »

Il y a 4 mois

L'insatiable peste

Le regard de Kohana resta fixé sur la sacoche que Sora venait de laisser tomber au sol. Un geste simple, presque banal, mais qui résonna en elle comme un point final. Une reddition propre, silencieuse, sans éclat ni théâtre. Juste le bruit mat du cuir contre la terre battue. C’était donc ça. Même les plus dignes finissaient par plier. Pathétique.

Mais contrairement à ce qu’elle s’était imaginée, aucune satisfaction ne monta. Pas de victoire. Pas même un soupçon de soulagement. Seulement une lassitude froide, mécanique, qui s’enfonça un peu plus dans ses muscles déjà tendus. Elle aurait voulu croire que ces femmes faisaient le bon choix. Qu’il restait encore une forme de salut, même dans la soumission. Mais à quoi bon ? Elles savaient. Tout le monde ici savait : l’Empire avait gagné. Encore. Et toujours.

Et elle, elle était toujours là. À regarder les autres tomber. À ramasser les morceaux. À survivre en prétendant que tout ça servait une cause : la paix, l’avenir, l’ordre. Mais en voyant Sora s’incliner, sans arrogance, sans lâcheté, juste avec cette résignation lucide, quelque chose vacilla. Un doute. Ces choix étaient-ils vraiment les leurs ? Ou n’étaient-ils que le fruit d’une absence d’alternative ?

La Miwaku sentit presque de la pitié pour elle. Une pitié tranchante. Elle aurait préféré l’achever, là, proprement, plutôt que de l’imaginer vivre ce semblant de vie qu’on lui proposait. Et ce doute, insidieux, ne la quittait pas. Il rongeait. Lent, pernicieux. La rumeur silencieuse qu’elle ne pouvait même pas abattre celle qui n’avait clairement plus sa place dans ce monde : Shirona. Elle, c’était différent. Une ennemie par nature. Et pourtant, ici, on lui tendait la main. On lui offrait un avenir. Une farce. Une hypocrisie politique. On leur demandait de se montrer exemplaires, civilisés, de représenter fièrement l’ordre nouveau.

Kohana, elle, n’en avait strictement rien à foutre.

Et puis il y eut cette question. Celle de Sora. Une voix posée, presque naïve : Et les villageois ? Une tension sourde la traversa. Évidemment. Toujours eux. Ces ombres qu’on traîne derrière soi comme un fardeau, comme une dette qu’on ne pourra jamais vraiment payer. C’était noble, sans doute. Peut-être. Mais c’était aussi ce qui les condamnait. Ce besoin absurde de sauver ce qui ne pouvait plus l’être.

Elle se mura dans le silence. Ce n’était pas à elle de répondre. Ni à elle de juger. Pourtant, elle savait. On ne laissait pas de témoins quand on réécrivait l’Histoire. Et c’était exactement ce qu’ils faisaient ici : une réécriture. Ligne après ligne. Sang après sang. Alors elle resta là. Droite. Immuable. Une sentinelle parmi tant d’autres. Une lame encore dans son fourreau. Elle n’avait pas besoin de mots pour imposer sa volonté. Son regard parlait pour elle : froid, précis, intransigeant. Elle les observait toutes. Elle les jaugeait. La moindre erreur, le moindre faux pas, serait noté, consigné, attendu. Et si un jour, l’une d’elles, docile ou rusée, brisait la promesse implicite de cette scène… Alors elle frapperait. Sans hésitation. Sans regret. Comme toujours.

Il y a 4 mois


Dialogue de personnage
« Ce n’est pas de mon ressort. Je ne suis qu’exécutrice, pas juge. Ils ont, sciemment ou non, caché d’anciennes kunoïchi, ce qui constitue un crime plus que suffisant pour de nombreuses punitions. Néanmoins, puisque vous vous êtes finalement rendues sans faire d’histoire j’imagine que cela pourrait jouer en leur faveur. »


L’Empire était strict, mais c’était nécessaire car la peur était un outil plus qu’efficace pour maîtriser une population. Ce n’était pas forcément ton avis, excepté lorsque les troubles incluaient la présence de ninjas car ces derniers étaient dangereux et certains, comme cette Shirona, pouvaient aisément manipuler des individus peu avertis. Si tu ignorais volontairement la survie de certains d’entre eux, que tu jugeais inoffensifs, ce n’était pas le cas de la grande majorité de anciens ninjas.

Dialogue de personnage
« J’imagine que nous avons donc un accord. Par mesure de sécurité vous serez attachées jusqu’à Kinchu. Là-bas vous prêterez serment devant l’Empereur et vous pourrez débuter votre nouvelle vie. »


Tu rangeais alors tes lames, ton regard se tourna un instant vers Kohana, tu ressentais sa frustration d’ici. Une part de toi s’en voulait de l’obliger de coopérer avec son ancienne tortionnaire, mais pour le bien de l’Empire certains sacrifices devaient être faits. Se débarrasser d’elles maintenant aurait évidemment été une option, mais contrairement à ce que ta réputation laissait entendre, tu ne tuais pas les gens gratuitement, encore moins ceux que tu étais supposée sauver en quittant Konoha. Tu fis signe aux deux femmes d’avancer en direction du village pour aller retrouver le reste des soldats qui devaient avoir fini leur course après le clone de Sora. Tandis qu’elles prenaient quelques mètres d’avance, tu dis à Kohana d’un ton froid :

Dialogue de personnage
« Garde la bien à l’œil, au moindre faux-pas… Liquide-la. »


HRP : Shirona m'a dit de sauter son tour ! Il n'y a pas besoin d'épiloguer d'avantage excepté si vous avez quelque chose à ajouter ! Merci pour le RP et bienvenue dans le bon camp !

Il y a 4 mois